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Tablemots

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Tableaux de mots, mots en tableaux, c'est le blog de Sogsine... D'abord de l'écriture en forme de nouvelles ou de poèmes. Et puis, en pointillés, quelques échos d'une petite ville de province ... ou parfois d'ailleurs et que je signe de mon nom, Gérard Silighini... Gérard et Sogsine, deux facettes d'une même personne


Evreux, salon du livre de jeunesse

Publié par Gérard Silighini sur 26 Novembre 2017, 18:04pm

Catégories : #Blog... Petite chronique ébroïcienne, #, blog

Petite balade sympa, aujourd'hui, jusqu'au salon du livre de jeunesse d'Evreux.

Un peu de monde, moins que je ne l'imaginais, mais tout de même... Une ambiance bon enfant. La médiathèque et les librairies de la ville se sont mobilisées ainsi que quelques associations. Une cinquantaine d'auteurs sont venus présenter leurs ouvrages et rencontrer leur public. On bavarde, on dédicace, on achète aussi.

J'aime cette chaleur des petits salons du livre. Il m'est arrivé de me rendre à celui de Paris, mais ce n'est pas la même chose. Trop gros à mon goût, trop pro, alors qu'à l'échelle d'une ville comme Evreux, médiathèque, libraires, auteurs, associations font plus que se croiser. Tout ce petit monde fusionne pour de bon et participe, dans un même élan, à la grande croisade de la lecture.

C'est qu'elle est nécessaire cette croisade, surtout auprès de l'enfance et de la jeunesse dont il est important qu'elles puissent découvrir le plus tôt possible que, au delà d'une lecture utilitaire, il y a une lecture-plaisir... Plaisir de découvrir d'autres univers, d'autres cultures, d'autres rêves. Plaisir de découvrir que l'on est pas seul, que l'Humanité est diverse et que l'on en fait partie.

J'ai souvenir des politiques de lecture publique que nous avions initiées ou amplifiées dans le Département et dans la ville,  de ces débats épiques autour du bibliobus, ou encore de quelques frilosités lorsque Catherine Caillat, alors adjointe à la culture, défendait la gratuité totale de la médiathèque d'Evreux.

Ce n'est pas dilapider l'argent du contribuable que soutenir la lecture, au contraire. 

N'oublions pas que, depuis que les livres existent, et surtout depuis qu'il se sont répandus et que nous avons appris à les lire, les dictatures n'ont jamais cessé de s'en méfier et de les brûler. Peut-être parce que les dictateurs ne s'embarrassent pas de nuances quand les livres, eux, rêvent souvent des humanités et des mondes différents, ou poussent jusqu'à leur absurde les certitudes dont on voudrait brider les pensées.

Lire, c'est sortir de l'immédiat, c'est s'imprégner lentement de ce qu'un auteur a longuement médité. C'est participer à ces milliards d'échanges qui se déploient dans l'espace et dans le temps, et qui fabriquent en permanence de l'humanité.

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