1 Février 2026
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Ma chère Elise,
Je prends enfin le temps de t’écrire entre une présence sur le marché et la mise au point d’un texte sur notre politique culturelle.
En parlant de culture, l’un de mes adversaires a fait le buzz comme on dit. Voilà en effet qu’il propose de supprimer la scène nationale pour cause de programmation incongrue. J’imaginais bien ce genre de populisme de la part de l’extrême droite. Pas de la droite, même lorsqu’elle se masque d’un apolitisme de circonstance. Les réactions ne se sont pas fait attendre, tu l’imagines bien, à commencer par la mienne.
La campagne prend un tournant ces derniers temps. Elle avait commencé à coup de boules puantes. Elle s’engage aujourd’hui dans un parcours qui semble improvisé où chacun des candidats saute sur l’annonce du jour et tente de donner quelque cohérence à des chemins impromptus.
On s’exprimait par exemple hier sur le classement calamiteux de la ville au regard de la proportion de bio qu’elle sert dans les cantines scolaires. Nous sommes bien loin de notre rêve de fermes municipales installées sur les zones de captage pour contribuer à des circuits courts et vertueux et à l’alimentation saine de nos enfants. Et pourtant !
J’imagine que l’on s’exprimera demain sur le classement récent et pour le moins mitigé de notre cité dans les villes où il fait bon vivre. Encore première dans le département, mais talonnée par Vernon, Evreux n’est classée que 327ème à l’échelle de la France, malgré les prix de bonne conduite que brandit le maire-candidat à chacune de ses réunions de quartier. On se consolera en se disant qu’au moins est-elle classée ! Je suis loin d’être certain en tout cas, pour en revenir à la culture, que la suppression de la scène nationale l’aiderait à remonter dans le classement..
Côté Evreux en Commun, nous finalisons en ce moment notre liste, nous commençons d’envisager l’organisation de notre municipalité et surtout, nous continuons d’enrichir notre base programmatique au fur et à mesure de nos rencontres avec nos concitoyennes et concitoyens. C’est qu’il ne faut pas travailler seuls, les élus d’un côté et les habitants de l’autre. Il y a tellement à refaire. Retrouver de la proximité, associer les habitants aux décisions, recréer du lien et travailler à une meilleure qualité de vie, ensemble…
Quant à la construction de notre liste, je suis heureux, Elise, d’avoir convaincu Timour Veyri de rester un peu. Son engagement professionnel, entre autres choses, l’a empêché et l’empêche d’être tête de liste pour devenir maire-président d’agglo. Mais il veut continuer de donner de lui-même pour Evreux autant qu’il le peut. Douze années d'engagement, ce n'est pas rien et son expérience au sein du conseil municipal sera très utile. Plutôt que de se retirer totalement comme il l’avait envisagé ou de n’être présent qu’en quarante-troisième position, pour « pousser la liste », il accepte d’apparaître à la quinzième place que je lui propose. Je l'en ai remercié.
Quarante-deux jours avant le premier tour… Et tellement d’ouvrage encore. Mais c’est une belle équipe que celle d’Evreux en commun, qui gagne chaque jour en efficacité et en cohérence. C'est de bon augure pour les six années de travail intense à venir.
L’expérience et l’union …
A très bientôt Elise.
Bien à toi