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Intervention Débat Orientations budgétaires CM 30 mars 2026

Monsieur le maire et chers collègues,
Je vais commencer par remercier les services pour la qualité de ce rapport que je reconnais d’autant plus volontiers qu’il m’est arrivé d’être critique à cet égard durant des mandats précédents.
Je ne m’en suis pas encore totalement emparé. Je manque encore un peu de perspective après six années d’absence dans le débat public. Il m’inspire pourtant, sur le fond, deux questions et deux remarques que je vous livre sans ordre de priorité et je dirai même en toute naïveté.
 En premier lieu, la nette diminution de l’encours de la dette que vous affichez correspond-elle à une baisse conjoncturelle, ponctuelle, ou la trajectoire du désendettement va-t-elle se poursuivre ?
Vous aviez mené la dette à un pic de 91 millions à l’issue de votre premier mandat puis l’avez ramenée progressivement à 81 millions au 31 décembre 2024. 10 millions de baisse en 5 ans pour revenir autour des 80,6 millions de fin 2013.
Cette année, ce sont 7 millions de baisse en un an seulement. Est-ce lié à des recettes exceptionnelles, à une pause dans les investissements, à un jeu de trésorerie…? 
J’observe d’ailleurs, ce qui renforce ma question, que vous prévoyez en BP 2026 un recours à l’emprunt de l’ordre de 10 millions pour un remboursement de capital de l’ordre de 6 millions, ce qui conduirait à un endettement supplémentaire de 4 millions fin 2026.
Je sais qu’à ce stade, le recours à l’emprunt n’est qu’une variable d’ajustement, mais il donne tout de même une indication.
 En second lieu, s’agissant des personnels 73 postes sont vacants pour 1038 occupés. Ces postes ont-ils vocation à être occupés ou leur neutralisation relève-t-elle d’une volonté de maîtrise budgétaire ?
J’observe par ailleurs que le flux financier consacré à la mutualisation des personnels est de 7 millions d’euros au moins (il y a plus d’un million dans l’autre sens) C’est un septième des dépenses directes de personnel et cela illustre bien l’ampleur de ces mutualisations.
A-t-on mesuré leur impact, cumulé avec les 73 vacances de postes, sur le fonctionnement des services et la capacité qui leur est donnée de répondre au mieux aux demandes de nos concitoyens ?
Y-a-t-il un impact sur le moral des personnels ? Ce qui pose la question des risques psychosociaux ? Et à ce propos d’ailleurs, les instances paritaires (je pense au CHSCT ou à ce qui le remplace aujourd’hui en particulier) sont-elles communes à la ville et à l’agglomération ou ont-elles au moins des liens étroits, compte tenu de la double appartenance d’une partie des personnels ?
 J’ajouterai à mes deux questions deux remarques ou suggestions
 Les liens entre la ville et EPN sont très étroits et singuliers - Je veux dire qu’aucune autre commune de l’agglomération n’a les mêmes. (Liens financiers liés aux mutualisations. Transferts, liés à leur centralité, d’équipements de notre territoire par exemple) 
A cet égard, le Rapport d’Orientations Budgétaires devrait intégrer dans sa première partie qui situe le cadre dans lequel nous nous trouvons (international, national), quelques indicateurs de la santé financière de l’agglo et de ses contraintes. L’hypothèse par exemple d’un étalement de ses crédits d’investissement qu’évoquait la Chambre Régionale des comptes, et dont je ne sais si elle s’est concrétisée, peut avoir un impact sur le cadencement de nos propres projets.
 Une seconde suggestion à propos des investissements dits récurrents qui concernent l’entretien du patrimoine.
Si je prends le cas des écoles par exemple, le budget qui leur est alloué dans ce cadre est de 744 500 euros (261 000 euros de moins qu’en 2025). Dispose-t-on d’une évaluation des besoins que l’on puisse mettre en regard de ces sommes
Au-delà d’ailleurs, s’agissant des écoles dont nous sommes tous convaincus de l’importance (Nous parlerons tout à l’heure des fermetures de classes auxquelles nous nous opposerons sans doute unanimement), dispose-t-on d’indicateurs objectifs sur l’état du patrimoine scolaire ? Ne fût-ce que des relevés de température ? Et dispose-t-on d’une sorte de Programme Prévisionnel d’Investissement pour les écoles qui se déclinerait en reconstructions ou restructurations complètes, gros travaux et travaux dits d’entretien, et que l’on puisse mettre en perspective des crédits que nous voterons au moment du BP … Cela rassurerait d’ailleurs aussi les usagers ? On s’impatiente moins lorsque l’échéance de réalisation de travaux nécessaires est affichée.
Si ce PPI spécifique au patrimoine scolaire n’existe pas, n’y-a-t-il pas lieu d’inscrire le sujet au débat d’un conseil municipal à venir ?
 
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