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Un conseil communautaire fastidieux et bien peu féminin

Ma chère Elise,
Une fois n’est pas coutume, je t’écris depuis le conseil communautaire, “en live” comme on dit en franglais.
Rien de vraiment passionnant pour l’instant. Après avoir élu le Président à une majorité écrasante, nous égrenons les élections des quinze vice-présidents, les unes après les autres . 
Vice président, c’est bien le genre qui convient. Nous en sommes au neuvième en effet et il n’y a encore qu’une femme dont monsieur Lefrand a présenté la candidature et qui a été élue.
J’avais demandé au début de l’exercice que nous soit présenté, avant les votes, l’ensemble du tableau pour en mesurer les équilibres. Cela m’a été refusé.

Je commence à comprendre pourquoi. Où sont les femmes, comme chantait je ne sais plus qui.


Mais je reviens sur l’élection du Président. 
Guy Lefrand était candidat à sa succession, et Samuel Brigantino à le remplacer. 

Didier Cretot est intervenu préalablement pour indiquer que, contrairement à ce qui se passe lors d’une élection municipale, l’élection en conseil communautaire ne se fait pas sur un programme. Et le programme doit donc être défini en début de mandat.
Pour ma part, j'ai demandé en complément qu’un peu de place dans le bureau communautaire soit ménagée  aux oppositions, sans délégation cela va de soi, mais dans un souci de transparence.

C’est que le bureau communautaire dépasse le seul rôle d’exécutif. Il correspond aussi à une sorte de commission permanente qui met régulièrement en oeuvre les délibérations cadre d’un conseil communautaire qui ne se réunit, lui, qu'une fois tous les trois mois.
Je crains que tant la demande de DIdier Cretot que la mienne ne tombent rapidement dans l’oubli. 


Monsieur Lefrand se sent à l’aise - et tient à le rester - dans “son” agglo dont on cherche désespérément le projet de territoire, et qui n’a toujours pas installé, pour l’y aider, son conseil de développement. Plus à l’aise que dans son conseil municipal. 
Le conseil municipal, en effet, ne manquera pas de lui rappeler de temps à autre qu'il n'est réélu qu’avec moins de 20% des électeurs et que son programme est rejeté par une large majorité.

S’agissant de l’agglo, elle ne relève pas du suffrage universel et on ne saura donc jamais combien de ses habitants apprécient ou n’apprécient pas son projet. … Qui n’existe pas vraiment de façon précise. 
Monsieur Lefrand se sent donc à la tête de son EPCI  comme un coq en pâte.


A ma chère Elise, quand donc pour des agglo qui perçoivent l'impôt des ménages et dont les compétences s’élargissent (sais-tu par exemple que la nôtre a en charge la petite enfance par exemple), quand donc leurs patrons et patronnes seront-ils désignés par le peuple et non plus dans l’entre-soi.


Bien à toi

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A
Ma chère Élise, très chère inconnue, <br /> <br /> Nous nous étions croisés en conseil municipal il y a déjà quelques semaines.<br /> Je pensais naïvement que le temps de la campagne était passé et que tout un chacun se serait mis au travail pour l’intérêt général de notre bonne ville d’Évreux.<br /> Las, le poison des haines recuites est toujours présent chez nos élus et les manœuvres en tout genre se multiplient. <br /> <br /> Cette semaine, en préparant le texte d’un intervention pour une assemblée générale ( oui je suis bénévole ) dans un petit café, j’ai croisé un jeune homme que je n’arrive pas à oublier.<br /> <br /> Il travaillait derrière le comptoir, silencieux, le regard perdu quelque part entre fatigue et résignation. <br /> <br /> Rien dans son attitude ne criait la détresse, mais tout dans ses gestes parlait d’un poids trop lourd à porter.<br /> Quand il m’a apporté mon café, je lui ai simplement demandé : « Comment vas-tu, … Comment vas-tu vraiment ? »<br /> <br /> Il m’a regardé, un peu surpris. Puis il a esquissé un sourire. Pas un sourire de façade. Un sourire timide, comme une flamme qu’on croyait éteinte. On a échangé quelques mots. <br /> <br /> Il était bien élevé, posé, lucide. Et puis il m’a dit une phrase qui m’a glacé : « Je ne vois pas vraiment d’avenir. J’existe, c’est tout. »<br /> <br /> Cette phrase m’a hanté. Elle m'a rappelé mon passé et m’a rappelé cette citation d’Ernest Hemingway :<br /> « Dans nos moments les plus sombres, nous n’avons pas besoin de solutions ou de conseils. <br /> Ce que nous cherchons, c’est simplement une connexion humaine, une présence silencieuse, un geste tendre. » <br /> <br /> Ce jour-là, je ne lui ai offert ni solution démagogique, ni promesse électorale. Juste une présence. Un peu d’attention. Une parcelle de Fraternité. Et c’était déjà beaucoup.<br /> <br /> À ceux qui tiennent encore debout, à nos politiques, aux ambitieux de tout poil, la véritable réussite ne se mesure ni en richesse, ni en statut, mais dans notre capacité à rester humains les uns avec les autres à offrir un sourire sans facturer, une main tendue sans calcul, et un peu d’espoir à ceux qui n’en demandent même plus.<br /> <br /> Si tu as une voix, parle à celui qui a oublié la sienne.<br /> Si tu as un cœur, tends-le à celui qu’on n’écoute plus.<br /> Si tu as un sourire, offre-le à celui qui n’en a pas vu depuis des jours.<br /> <br /> Parce qu’en tendant la main, tu ne fais pas que soulager un individu. Tu renforces le peu qu’il nous reste de tissu social. Tu empêches que tout s’effondre.<br /> Ce n’est pas de la charité. C’est de la dignité. C’est notre responsabilité humaine.<br /> <br /> Et dans notre France, dans notre bonne ville d’Évreux où tant de choses vacillent, la gentillesse devient un acte révolutionnaire.<br /> La générosité de ton temps, de ton écoute, de ta présence est une forme de résistance.<br /> La Fraternité une arme redoutable.<br /> <br /> Alors, la prochaine fois que tu croises un regard vide, un jeune qui baisse les yeux, un voisin silencieux…Fais ce petit pas. Demande-lui comment il va. Offre ta présence.<br /> <br /> Parce que parfois, un simple moment d’attention peut empêcher une chute. <br /> Et quand tu croiseras une Femme ou un Homme politique, demande lui à quand remonte son dernier geste de Fraternité ?<br /> <br /> Très chère Élise, si loin et si proche, prenez bien soin de vous et n’oubliez pas que l’humanisme n'est pas une idéologie mais une façon d'être qui suscite une raison d'être. <br /> Une façon d'être marquée par la bienveillance et l'attention de l'autre pour la naissance d'une plus grande fraternité ! <br /> C'est un combat permanent pour aller vers des terres plus humanisées.<br /> Merci pour votre écoute. <br /> <br /> Maurizio
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