7 Avril 2026
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Ma chère Elise,
Une fois n’est pas coutume, je t’écris depuis le conseil communautaire, “en live” comme on dit en franglais.
Rien de vraiment passionnant pour l’instant. Après avoir élu le Président à une majorité écrasante, nous égrenons les élections des quinze vice-présidents, les unes après les autres .
Vice président, c’est bien le genre qui convient. Nous en sommes au neuvième en effet et il n’y a encore qu’une femme dont monsieur Lefrand a présenté la candidature et qui a été élue.
J’avais demandé au début de l’exercice que nous soit présenté, avant les votes, l’ensemble du tableau pour en mesurer les équilibres. Cela m’a été refusé.
Je commence à comprendre pourquoi. Où sont les femmes, comme chantait je ne sais plus qui.
Mais je reviens sur l’élection du Président.
Guy Lefrand était candidat à sa succession, et Samuel Brigantino à le remplacer.
Didier Cretot est intervenu préalablement pour indiquer que, contrairement à ce qui se passe lors d’une élection municipale, l’élection en conseil communautaire ne se fait pas sur un programme. Et le programme doit donc être défini en début de mandat.
Pour ma part, j'ai demandé en complément qu’un peu de place dans le bureau communautaire soit ménagée aux oppositions, sans délégation cela va de soi, mais dans un souci de transparence.
C’est que le bureau communautaire dépasse le seul rôle d’exécutif. Il correspond aussi à une sorte de commission permanente qui met régulièrement en oeuvre les délibérations cadre d’un conseil communautaire qui ne se réunit, lui, qu'une fois tous les trois mois.
Je crains que tant la demande de DIdier Cretot que la mienne ne tombent rapidement dans l’oubli.
Monsieur Lefrand se sent à l’aise - et tient à le rester - dans “son” agglo dont on cherche désespérément le projet de territoire, et qui n’a toujours pas installé, pour l’y aider, son conseil de développement. Plus à l’aise que dans son conseil municipal.
Le conseil municipal, en effet, ne manquera pas de lui rappeler de temps à autre qu'il n'est réélu qu’avec moins de 20% des électeurs et que son programme est rejeté par une large majorité.
S’agissant de l’agglo, elle ne relève pas du suffrage universel et on ne saura donc jamais combien de ses habitants apprécient ou n’apprécient pas son projet. … Qui n’existe pas vraiment de façon précise.
Monsieur Lefrand se sent donc à la tête de son EPCI comme un coq en pâte.
A ma chère Elise, quand donc pour des agglo qui perçoivent l'impôt des ménages et dont les compétences s’élargissent (sais-tu par exemple que la nôtre a en charge la petite enfance par exemple), quand donc leurs patrons et patronnes seront-ils désignés par le peuple et non plus dans l’entre-soi.
Bien à toi