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Tablemots

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Tableaux de mots, mots en tableaux, c'est le blog de Sogsine... D'abord de l'écriture en forme de nouvelles ou de poèmes. Et puis, en pointillés, quelques échos d'une petite ville de province ... ou parfois d'ailleurs et que je signe de mon nom, Gérard Silighini... Gérard et Sogsine, deux facettes d'une même personne


L'idole des jeunes

Publié par Gérard Silighini sur 6 Décembre 2017, 15:30pm

Catégories : #Intime, #, blog

J'avais le projet de parler du festival du film d'éducation où j'étais hier soir, ou encore de la Saint Nicolas à Evreux. Mais j'ai appris, ce matin à mon réveil, la mort de Johnny Hallyday et cela m'a fait tout drôle... Même si, en réalité, il est juste parti là où j'ai caché un peu de mon enfance.

Johnny, ce sont d’abord les chansons que j’entendais couvrir le brouhaha de la fête foraine à Longwy Haut, quand à la sortie du lycée, tout môme, j’allais errer autour des auto tamponneuses au lieu de prendre le premier bus. Johnny, il a le parfum des P4, ces cigarettes qu’on achetait au "Petit Bazar" et qu’on allait fumer en cachette dans les remparts, avant les cours et parfois même à leur place.

Johnny, c’était alors l’idole des jeunes qui retenait la nuit. Je ne savais pas bien ce que cela voulait dire, mais ça avait un délicieux goût d’interdit.

C’est ensuite pour moi le "Pénitencier" que ma sœur aînée écoutait en boucle sur le premier tourne disque de la maison. Je vois encore cette pochette où il sourit dans son uniforme. Lors de sorties en voiture, nous avions souvent chanté en chœur  « Le Galérien » , et le "Pénitencier" l’avait remplacé, presque naturellement.

Puis ça a été « Que je t’aime ».

J’avais envie de le hurler à une de mes cousines, adorable blonde et fausse candide comme une Mireille Darc de quinze ans… Mais une cousine, c’était un amour impossible … Alors  Johnny criait « Que je t’aime » à ma place et cela résonnait si fort , si profondément dans ma poitrine et jusque dans mes tripes.

Je ne me suis jamais intéressé vraiment à l’homme qu’il était , mais sa façon de projeter des sentiments que je n’osais pas m’a souvent remué.

Il n’était pas Brel bien sûr, ni Brassens, ni Ferré, ni Nougaro ni aucune de ces légendes de la poésie chantée .

Johnny n’était que Johnny, un interprète qui vivait ses chansons parfois jusqu’à l’outrance, vivant et clamant alors pour nous nos passions, un peu comme par procuration…

Ça me fait vraiment quelque chose qu’il soit parti !

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